Infrastructures sportives : Mamadi Kourouma sous le feu des critiques face à l’urgence nationale
Le déficit d’infrastructures sportives demeure un frein majeur au rayonnement du sport en Guinée. Malgré l’urgence, le secteur semble s’enliser dans une gestion décriée. Depuis plusieurs années, la direction de ce service stratégique est assurée par M. Mamadi Kourouma au sein du ministère de la Jeunesse et des Sports.
L’intérêt général semble avoir cédé la place à des logiques d’enrichissement personnel. L’attribution des marchés publics pour la construction et la rénovation des stades s’apparente désormais à un véritable « partage de l’Afrique à la conférence de Berlin », où chaque cadre semble prioriser ses commissions au détriment de l’intérêt national.
Face à cette inertie, le président Mamadi Doumbouya a érigé les infrastructures sportives au rang de priorité présidentielle. Le récent limogeage de M. Angelo Diallo, coordinateur du Bureau de suivi des priorités présidentielles, pour « fautes lourdes », témoigne de la volonté de sévir.
Cependant, le malaise est profond : de nombreuses entreprises et cadres du ministère dénoncent l’opacité dans l’attribution des marchés et l’absence totale de résultats de la part de Mamady Kourouma.
Entre annonces sans suite et chantiers à l’abandon, le directeur général du Service national des infrastructures doit aujourd’hui rendre des comptes au peuple.
L’intervention de la CRIEF est désormais attendue pour faire toute la lumière sur la gestion des fonds publics destinés au sport guinéen.